Il est des gens qui savent faire tenir dans le creux de leur main tous nos rêves d’enfance. Ces gens là, j’aime à les rencontrer dans les salons de maquettes et de figurines que je fréquente et
dont je vous fais l’écho ici. Aujourd’hui j’ai choisi de vous présenter le travail d’un homme d’une grande élégance et d’un talent inouï.
Il se nomme Thierry Raynière et je l’ai rencontré pour la première fois il y a deux ans passés au Modelexpo de la Neuville du Poitou. J’ai immédiatement été séduit et enthousiasmé par son
travail, la finesse de ses créations et l’extrême intelligence placée dans ses dioramas.
Nous avions fait stand commun la première année et je ne savais pas encore que nous allions sympathiser. C’est donc avec une grande fierté que j’ai plaisir à vous faire entrer dans l’imaginaire
de ses reproductions.
C’est d’abord l’œil qui est intrigué par ce monde miniature. Mais quels sont ces lilliputiens qui vivent ici ? Ce demande notre inconscient encore plein de curiosité enfantine. Quelle est
cette princesse qui laissa ses pantoufles juste avant notre arrivée et qui pouvait bien écrire sur ce bureau à cylindre dans le cabinet d’acajou ?
On se penche, l’œil s’attarde et le regard découvre un monde vivant, rempli de détails et d’objet si fins, si touchants, si réels. Des gens vivent ici, c’est certain, le couvert est dressé et les
convives vont arrivés. Ils doivent être élégants et charmants, les gentilshommes doivent porter le chapeau et les belles dames aux perruques poudrées doivent porter des robes soyeuses et
froufroutantes.
Que ce monde est galant et élégant, les boiseries chaleureuses ornent les murs et les meubles de bois marquetés reflètent l’opulence discrète d’une belle demeure provinciale. La pendule marque le
temps qui semble s’être arrêté sur ces délicieux moments d’avant la révolution, d’avant le grand chambardement et le tumulte. Ici tout est grâce et distinction.
C’est ce rêve qu’a recrée pour nos yeux émerveillés les doigts magiques de Thierry Raynière. Il range sagement dans des boites à secret ce monde miniature qui patiemment et très sagement attend
l’heure de sa mise en place. Le XVIII siècle français, age d’or de l’élégance et de l’art de vivre « à la française » renaît sous ses mains. Il fait revivre un monde magique et oublié,
celui des marquises et des Casanova, celui de Marivaux et de Watteau.
Tout est sagement rangé et placé pour attendre Marie-Antoinette dans le salon de musique. Son travail est remarquable de finesse, de détail et de respect du fabuleux ouvrage des artisans du XVIII
siècle. Cet art décoratif si précieux conquit l’Europe entière par sa richesse, son confort et est grâce au talent et à la minutie de Thierry Raynière particulièrement bien retranscrit dans les
moindres détails.
Mais je sais que Thierry Raynière nous prépare d’autres surprises pour la prochaine expo de la Neuville, et sans trahir de secret, je vous présente un aperçu de son nouveau projet: un hommage au
second Empire et à l’architecture Haussmannienne.
Pour en savoir plus vous pouvez lui écrire :
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